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Expertise en sécuritéThought Leadership4 min read22 mars 2026

10 ans na le 22 mars : se souvenir ne suffit pas, la résilience est essentielle

Aujourd'hui, nous commémorons une date à jamais gravée dans notre mémoire collective : le 22 mars 2016. Dix ans plus tard, Johan Vrydag, Country Manager chez BauWatch, partage sa réflexion sur ce jour tragique, la force de la solidarité humaine et la nécessité de cultiver une préparation face à l'imprévisible.

Aujourd'hui, cela fait exactement dix ans : le 22 mars 2016. Une date gravée à jamais in ons mémoire collective. Un jour où la vie ordinaire a été brusquement interrompue. Le rush du matin, les routines, les projets… jusqu'à ce que tout s'arrête. S'en sont suivies des images de chaos, de perte et d'incrédulité. Mais nous avons aussi assisté à autre chose. Quelque chose de tout aussi marquant.

Des citoyens qui ont fait un pas en avant.

Sans hésitation. Sans instructions. Sans préparation. Des personnes qui ont aidé, consolé, pris des risques. Des secouristes, des passants, des collègues, des inconnus. Dans les moments les plus sombres, nous avons vu jaillir la force de l'humanité. C'est par là que commencent nos pensées aujourd'hui : avec un profond respect voor les victimes et une immense gratitude envers tous ceux qui ont fait la différence.

Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Dix ans plus tard, une question s'impose : où en sommes-nous aujourd'hui ? Nous avons reconstruit. Nous avons renforcé les systèmes, durci les procédures et effacé les cicatrices visibles. C'est le propre des sociétés. Nous nous relevons. Nous avançons. Nous montrons que nous ne serons pas brisés.

Mais se relever ne suffit pas. Le monde n'est pas devenu plus simple ces dix dernières années. Les tensions, les conflits et l'incertitude ne sont plus des réalités lointaines. Ils sont proches, visibles et tangibles. En même temps, en tant qu'êtres humains, nous avons tendance à retomber rapidement dans le confort, la routine et un sentiment de normalité. Et c'est précisément là que réside notre vulnérabilité.

La résilience comme choix de société

La réalité est que la sécurité absolue n'existe pas. Ce qui existe, en revanche, c'est notre capacité à nous tenir prêts.

La résilience n'est pas un concept abstrait. C'est un choix. Un état d'esprit. Une responsabilité partagée. En tant qu'individus, en tant qu'organisations et en tant que société. Il s'agit de prise de conscience, d'anticipation et de volonté d'adapter nos habitudes et nos systèmes. Il s'agit d'investir dans ce qui nous rend plus forts, non seulement aujourd'hui, mais aussi demain.

Les leçons du 22 mars ont été cruelles et irréversibles. Mais elles ne sont pas dénuées de sens. Aujourd'hui, ne nous contentons pas de nous souvenir, agissons. Ne faisons pas que méditer sur le passé, construisons consciemment l'avenir. Car en fin de compte, c'est notre résilience qui détermine si notre société peut continuer à exister telle que nous la connaissons.